Le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles (en anglais, « Colony Collapse Disorder » : CCD) est un phénomène de mortalité anormale et récurrente des colonies d’abeilles domestiques notamment en France et dans le reste de l’Europe, depuis 1998, aux États-Unis, à partir de l’hiver 2006-2007.

Quelles en sont les causes?

le manque de végétaux dû à une agriculture intensive qui réduit la biodiversité, une cause génétique (les abeilles sélectionnées pour leur productivité sont moins adaptées à leur milieu par manque de diversité génétique) les ravages du frelon asiatique. la pollution électromagnétique.

l’épandage de pesticide. Le glyphosate serait (aussi) un tueur d’abeilles

Selon une étude de l’université du Texas, cet herbicide affaiblit la flore intestinale des abeilles et pourrait contribuer à l’accroissement de la mortalité de leurs colonies.

Jusqu’à quel point les abeilles sont-elles contaminées par le glyphosate ? Ce n’était pas l’objet de l’étude des trois scientifiques texans, mais on peut effectuer des comparaisons : les principaux néonicotinoïdes, les pesticides « tueurs d’abeilles », ont récemment été détectés dans quasiment tous les miels de la planète. Il ne serait donc pas surprenant que de nombreux insectes pollinisateurs soient exposés à un composant inclus dans l’herbicide le plus répandu dans le monde…

Les trois quarts du miel de la planète contiennent au moins un néonicotinoïde, catégorie de pesticides que l’on considère désormais comme responsable du déclin des abeilles. Cette nouvelle donnée vient d’être publiée dans le magazine « Science », dans ce qui est probablement la première grande étude à se focaliser sur l’étendue géographique de la contamination par ces produits, largement utilisés tant par l’agriculture que les particuliers. Cette étude, réalisée par une équipe menée par le professeur Edward Mitchell, biologiste à l’université de Neuchâtel (Suisse), ne s’est pas penchée sur les effets néfastes des néonicotinoïdes, mais sur leur présence dans les miels du monde entier. Les chercheurs ont analysé 198 échantillons de miel provenant de toute la planète (sauf l’Antarctique, mais il n’y a pas d’abeilles), et y ont recherché la présence des cinq principaux néonicotinoïdes (l’acétamipride, la clothianidine, l’imidaclopride, la thiaclopride et le thiamethoxame).

Nouvel Obs

 

Total Page Visits: 193 - Today Page Visits: 1