Déclaration d’Apimondia contre la fraude des miels (2019)

Face au problème mondial de l’adultération des miels, Apimondia et plus particulièrement son
groupe de travail sur l’adultération des produits de la ruche a rédigé une déclaration qui
recadre les éléments essentiels de ce problème épineux. Elle reprend les éléments essentiels
qui caractérisent les miels dans la définition et un plan de travail pour lutter contre les fraudes.
En voici les principaux éléments.
Le miel, un produit naturel Depuis la nuit des temps, le miel constitue un aliment recherché
par les hommes. Ce produit élaboré par les abeilles au départ de nectar et de miellat présente
de nombreuses propriétés que les consommateurs apprécient depuis des générations.
Ces caractéristiques intrinsèques lui viennent de cette combinaison parfaite entre son origine
végétale qui va lui conférer sa couleur, ses arômes, ses micro-éléments minéraux et son
origine animale liée au travail des abeilles qui va apporter de nombreux éléments
biologiquement actifs.   Voici un extrait du document.

La fraude des miels
Le Comité Exécutif d‘Apimondia a récemment défini la fraude des miel comme l‘un des deux
défis majeurs pour la viabilité de l‘apiculture mondiale. Selon la U.S. Pharmacopeia‘s Food
Fraud Database, le miel est la troisième cible alimentaire «favorite» pour la falsification,
derrière le lait et l‘huile d‘olive (United States Pharmacopeia, 2018).
Pour avoir un cas de fraude, la Commission Européenne nous indique que quatre éléments
doivent être réunis. Il faut une violation de la loi (dans ce cas la définition du Codex
Alimentarius sur le miel), intentionnelle, réalisée à des fins économiques et qu’elle génère une
déception du consommateur.
Différents types de fraudes peuvent être observés sur le miel :
a. Dilution de miels avec différents sirops produits, par exemple à partir de maïs, de
sucre de canne, de betterave, de riz, de blé, etc.
b. Récolte précoce d’un miel non maturé par les abeilles et activement déshydraté grâce à
l‘utilisation d‘équipements techniques.
c. Utilisation de résines échangeuses d‘ions pour éliminer les résidus et éclaircir la
couleur du miel.
d. Masquer et/ou mal étiqueter l‘information géographique et/ou botanique.
e. Alimentation artificielle des abeilles en période de miellée et de récolte.
Dans tous ces cas, le produit final ne devrait pas porter l’appellation miel. Face à cela, le
groupe de travail sur l’adultération des produits de la ruche d’Apimondia a analysé ce qui
pouvait être mis en œuvre afin d’éviter ou du moins de limiter ces problèmes. Seule une large
sensibilisation de tous les intervenants de la filière du miel (apiculteurs, conditionneurs,
détaillants et consommateurs) et une communication continue et fluide avec les autorités en
charge de ces types de contrôles (afin de les informer de l’évolution des méthodes reconnues
de détection), permettra d’aboutir à des résultats satisfaisants.

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